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dbt : le pilier de la transformation des données modernes

  • Date de l’événement 13 Mar. 2025
  • Temps de lecture min.

Boostez votre expertise sur dbt, le framework open source incontournable pour transformer vos données en un véritable moteur de croissance pour votre organisation.

dbt : transformer vos données modernes

Boostez votre expertise sur dbt, le framework open source incontournable pour transformer vos données en véritable moteur de croissance.

Dans un contexte de transformation numérique accélérée, maîtriser la transformation des données est devenu un enjeu majeur pour tout DSI ou CDO souhaitant fiabiliser ses pipelines de données et accélérer la prise de décision.

Dbt, c’est quoi ?

dbt (Data Build Tool) est un framework open source conçu pour permettre aux équipes data de définir, tester et documenter des transformations de données directement au sein des entrepôts de données (data warehouses) ou lakehouses.

Il repose sur un principe fondateur : la transformation des données doit être gérée comme du code, avec versioning, collaboration et automatisation dans une CI/CD.

Plutôt que d'exécuter des pipelines ETL traditionnels, dbt se concentre exclusivement sur la partie T (transformation) du ELT, en exploitant directement la puissance de calcul des data warehouses. Cette approche garantit une meilleure qualité des données, une traçabilité complète et une gouvernance renforcée.

À retenir : ce framework open source centré sur la transformation SQL au sein des entrepôts de données. Il gère le "T" du ELT, pas l'ingestion ni l'orchestration globale.

Comment dbt exécute les transformations ?

L'exécution de ce framework repose sur un moteur qui :

  1. Lit les modèles SQL définis par les data engineers
  2. Résout les dépendances entre les modèles
  3. Génère les requêtes SQL finales
  4. Exécute les transformations directement dans le data warehouse ou lakehouse cible

 

Modes d'exécution

  • En local, depuis l'environnement du développeur (dbt CLI)
  • Via dbt Cloud, une plateforme SaaS qui orchestre et planifie les exécutions sans nécessiter de connexion internet permanente à vos infrastructures
  • Intégré dans des pipelines CI/CD (GitHub Actions, GitLab CI, Azure DevOps, etc.)

dbt et l'orchestration des pipelines

dbt ne gère pas l'orchestration de workflows complets (ingestion, machine learning, etc.), mais il s'intègre parfaitement avec des orchestrateurs comme Airflow, Kestra ou Dagster pour s'insérer dans des pipelines de données plus larges.

À retenir : dbt s'exécute en local, via sa plateforme SaaS dbt Cloud, ou intégré dans une CI/CD. Pour l'orchestration globale, il doit être combiné avec des outils dédiés.

 

Le framework et l'orchestration des pipelines

L'outil ne gère pas l'orchestration de workflows complets (ingestion, machine learning, etc.), mais il s'intègre parfaitement avec des orchestrateurs comme Airflow, Kestra ou Dagster pour s'insérer dans des pipelines de données plus larges.

À retenir : Le framework s'exécute en local, via sa plateforme SaaS dbt Cloud, ou intégré dans une CI/CD. Pour l'orchestration globale, il doit être combiné avec des outils dédiés.

Les forces clés du framework

1. SQL Centric

Les modèles sont définis en SQL, un langage maîtrisé par la majorité des data engineers et analysts. L'outil introduit une approche modulaire où chaque modèle peut être testé, documenté et versionné, facilitant ainsi le traitement des données à grande échelle. 

 

2. Gestion des dépendances

Les modèles peuvent se référencer entre eux via des macros, créant automatiquement un DAG (Directed Acyclic Graph) de transformation. Ce graphe de dépendances permet de visualiser la chaîne complète du processus de transformation, des données brutes jusqu'aux tableaux de bord métiers.

 

3. Tests et documentation automatisés

  • Le framework permet d'écrire des tests unitaires (unicité, non-nullité, relations référentielles)
  • Il génère automatiquement une documentation complète avec schémas de dépendances
  • La documentation est servie via une interface web conviviale, utile aux data engineers comme aux équipes métier

 

4. Collaboration et CI/CD

Chaque modèle SQL est versionné dans un repository Git. Les workflows de merge request incluent la validation automatique (tests, linting SQL, génération de doc). La solution encourage les bonnes pratiques de DataOps et facilite la mise en place d'une organisation data collaborative. 

 

5. Multi-cloud et multi-technologies

l'outil supporte nativement plusieurs data warehouses et lakehouses, ce qui le rend très flexible:

Technologie

Supportée ?

BigQuery ✅

Snowflake ✅

Redshift ✅

Databricks ✅

Azure Synapse ✅ (via plugins)

PostgreSQL ✅

DuckDB ✅

Trino ✅

Clickhouse ✅ (via plugins)

À retenir : Le framework combine approche SQL-centric, gestion automatique des dépendances, tests intégrés et compatibilité multi-cloud. C'est un socle solide pour industrialiser la qualité des données.

Limites et points de vigilance

  1. Focus exclusif sur la transformation : le framework ne gère ni l'ingestion des données ni leur orchestration globale. Il intervient uniquement après que les données sont disponibles dans le data warehouse, ce qui impose souvent de l'intégrer dans des flux plus larges (avec NiFi, Airbyte, Fivetran, etc.).
  2. SQL uniquement (avec exceptions) : la solution est SQL-first. Certains cas d'usage, transformations complexes, machine learning, nécessitent des langages plus riches (Python, Scala). Cette limitation reste réelle, sauf sur Databricks via les dbt Python models.
  3. Gestion de la complexité : dans les grandes organisations, la multiplication des modèles et des références croisées peut aboutir à une forte complexité (modèles en cascade, performance dégradée). Une gouvernance stricte est indispensable pour maintenir la qualité des données dans la durée.
  4. Coût des requêtes : en exécutant toutes les transformations directement dans le warehouse, l'outil [→ "l'outil"] peut faire exploser les coûts si les modèles sont mal optimisés — surtout sur Snowflake ou BigQuery.

À retenir : le framework couvre uniquement le "T" du ELT. Ses limites principales : absence de gestion de l'ingestion, contraintes SQL pour les besoins ML avancés, risque de coûts élevés sans optimisation.

Intérêts stratégiques pour les DSI et CDO

 

1. Alignement business & technique

La solution favorise un modèle où les métiers (analystes) et les équipes data engineering partagent les mêmes outils et les mêmes modèles SQL. Résultat : une traçabilité directe entre les données brutes et les KPIs exposés dans les tableaux de bord, un levier concret pour accélérer la prise de décision.

 

2. Documentation et gouvernance

  • Documentation centralisée et toujours à jour
  • Traçabilité complète des transformations
  • Facilité d'audit et de contrôle
  • Sécurité et conformité facilitées grâce à la traçabilité des flux de données

 

3. Agilité et time-to-value

Le framework  accélère la mise en production de nouveaux indicateurs grâce à son approche modulaire et sa forte intégration avec les workflows DevOps existants.

Exemple de cas d’usage : Reporting financier dans une ETI

Dans une entreprise multi-filiales, la solution permet de :

  1. Charger les données comptables brutes dans BigQuery
  2. Définir une première couche de modèles pour normaliser les plans comptables
  3. Ajouter une couche d'agrégation des dépenses et recettes par centre de coût
  4. Tester automatiquement la cohérence des agrégations
  5. Générer la documentation complète accessible aux contrôleurs de gestion
  6. Publier les tables finales directement consommables par PowerBI ou Looker

À retenir : Pour un DSI ou CDO, le framework est un levier d'alignement entre métiers et data engineering, de gouvernance renforcée et d'accélération du time-to-value.

Le framework face aux autres outils data

Il est important de bien comprendre qu'on ne compare pas toujours des outils strictement équivalents.

La solution est focalisée sur la transformation SQL et la gestion de la couche "T" dans le ELT. La comparer à une solution d'orchestration complète (Airflow, Dagster, Kestra) ou à un ETL traditionnel (Talend, NiFi) n'a pas toujours de sens, mais certains critères restent comparables.

Ce que montrent les retours terrain :

  • l'outil est aussi performant que des requêtes SQL manuelles, car il n'ajoute aucune couche intermédiaire,
  • sur de gros volumes (1+ To), la solution reste limitée par la capacité du data warehouse. Si le DWH est mal configuré, il ne peut pas compenser, contrairement à Spark, qui peut partitionner intelligemment.

Quel outil choisir ?

Si votre architecture cible est une Modern Data Stack (Snowflake, BigQuery, Redshift), le framework est presque incontournable pour sa simplicité, sa compatibilité avec les processus DataOps et sa proximité avec les pratiques d'ingénierie logicielle.

En revanche, pour des environnements multi-sources complexes, des besoins temps réel ou des cas Big Data avancés, il est souvent nécessaire de le combiner avec des orchestrateurs (Airflow, Kestra), des outils d'ingestion (Talend, NiFi) et des moteurs analytiques massivement parallèles (Spark).

À retenir : Le framework est le meilleur choix pour la transformation SQL dans une Modern Data Stack. Pour des besoins temps réel, ML ou Big Data avancé, il doit s'intégrer dans un écosystème plus large.

Il existe peu de benchmarks stricts de performance comparant dbt à d’autres outils, car :

  • l'outil est aussi performant que des requêtes SQL manuelles, car il n'ajoute aucune couche intermédiaire,
  • sur de gros volumes (1+ To), la solution reste limitée par la capacité du data warehouse. Si le DWH est mal configuré, il ne peut pas compenser, contrairement à Spark, qui peut partitionner intelligemment.

Si votre architecture cible est une Modern Data Stack (Snowflake, BigQuery, Redshift), dbt est presque incontournable pour sa simplicité, sa compatibilité avec les process DataOps, et sa proximité avec les pratiques d’ingénierie logicielle.

En revanche, pour des environnements multi-sources complexes, des besoins temps réel ou des cas Big Data avancés, il faut souvent le combiner avec des orchestrateurs (AirflowKestra), des outils d’ingestion (Talend, NiFi) et des moteurs analytiques massivement parallèles (Spark).