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Une appli mobile en 3 semaines grâce à l’IA ? Le replay

  • Date de l’événement 14 Sep. 2026
  • Temps de lecture min.

Lors d'un webinar, des experts ont expliqué comment développer une app mobile en 3 semaines (de l'itération au code en passant par les spécifications et les mockups). Ce, grâce à une usine agentique. Découvrez les moments clés qu'il ne fallait pas manquer !

À l’ère des agents IA, est-il possible de construire une application mobile en à peine trois semaines ? Le suspens est de courte durée : oui. Lors d’un webinar organisé par Smile, nos experts ont dévoilé comment ils ont relevé ce défi pour présenter un prototype fonctionnel lors de VivaTech 2026. L’occasion pour l’équipe d’expliquer ce qu’est une usine agentique et pourquoi elle est la base indispensable de vos projets tech. Et de s’interroger sur l’avenir des métiers de développeur, architecte système ou encore Product owner.

Qu’est-ce qu’une usine agentique ? Comment peut-elle aider les organisations à concevoir une application mobile en un temps record ?

Tout d’abord, l’usine agentique est une chaîne de valeurs de 5 compétences IA spécialisées - spécification, design, développement, testing et sécurité - qui travaille en itération continue et est améliorée au fur et à mesure en fonction des besoins du projet et des ambitions de l’entreprise. Le rôle de l’humain reste central puisque c’est bien une personne en chair et en os qui configure les différentes compétences, les adapte au projet, les améliore et les valide.

Ensuite, il convient de préciser que si l’usine agentique se révèle un basique, la méthode de développement choisie pour mener son projet se révèle essentielle. Pour Fred Bovy, Engineering manager chez Neopixl, il est courant de recourir au vibe coding afin d’obtenir rapidement des résultats comme un prototype ou une démo à présenter sur un salon professionnel. Pour autant, le vibe coding ne permet pas de gérer la dette technique ni de réfléchir à la pérennité du produit. “À un moment, on va avoir besoin d’évoluer. On va passer par une phase d’assisted coding, explique Fred Bovy. Le développeur va être accompagné par un agent. La source de vérité restera fondamentalement le code source qui va être compris par l’IA et permettre au développeur de produire mieux et plus vite.”

Pour le défi que s’est lancé SMILE - créer une application mobile en trois semaines top chrono -, c’est la méthodologie Spec-Driven Development (SDD) qui a été retenue. “Tout se base sur des spécifications structurées, ce qui demande plus de rigueur, mais est idéal pour industrialiser et obtenir de véritables gains avec l’IA”, précise Fred Bovy.

Un cas d'usage entre innovation et personnalisation

Pour valider l’approche, l’équipe a conçu une application immersive destinée à Speed Vegas, une entreprise proposant des sessions de pilotage sur circuit aux États-Unis. En trois semaines, l’équipe a géré l’ensemble du cycle de vie du produit : idéation, spécifications, design system, mockups et code, explique Deborah Delin, Consultante Digital eXperience chez Smile.

Au menu : de la personnalisation pour rendre l’expérience immersive, du scan facial ou encore de la réalité augmentée.

“L’expérience commence deux jours avant l’arrivée sur le circuit. Sur une homepage premium, l’utilisateur retrouve la finalisation et les détails de sa réservation, nous avons ajouté de l’upsell avec des extras possibles. Il y a la partie customisation : l’utilisateur met son nom sur sa combinaison, scanne sa tête pour déterminer la taille de son casque qu'il peut personnaliser en ajoutant des stickers, le pose sur une table et le regarde sous différents angles. Après avoir validé ses préférences, l’utilisateur reçoit des informations liées à la sécurité avec les bonnes pratiques, les rappels des bonnes conduites à avoir sur circuit, etc. Une fois la checklist complétée, tout est prêt pour se rendre sur le circuit. On propose aussi une expérience après la course : l’utilisateur retrouve une partie « collection » dans laquelle ses cartes relatent ses différentes expériences pendant la course, explique Deborah Delin.

Les 5 enseignements à tirer de ce challenge : 

  • La qualité des données reste le prérequis indispensable.
  • Une revue humaine systématique est nécessaire en phase de conception pour éliminer les incohérences.
  • Chaque ligne de code générée doit être vérifiée.
  • Le pilotage doit être très structuré pour encadrer l’action des agents.
  • L’effet multiplicateur : plus les éléments en entrée sont qualitatifs, plus le résultat est performant. Ne lancez pas d’usine agentique sur un projet mal spécifié.

L'impact de l'IA sur les métiers de la tech

L’IA remplace-t-elle l’humain ? L’expérience montre le contraire : les expertises humaines deviennent encore plus critiques.

Moins de 1 % du code a été écrit à la main par les développeurs. Leur rôle a consisté à corriger la chaîne et à instruire les agents pour éviter que les erreurs ne se répètent. Au fil des itérations, la qualité globale du développement s’est renforcée.

« Le rôle de l’architecte change, comme celui du développeur, du QA ou du Product Owner. L’architecte ne conçoit plus seulement le système applicatif : il conçoit la chaîne qui va produire l’application. Les experts sont promus, pas remplacés », conclut David Renoux, Directeur Digital eXperience chez Smile.

Pour voir le replay du webinar, rendez-vous ici !

Aurelya Bilard

Aurelya Bilard

Responsable marketing